Archéologie

La pierre sèche est un mode constructif universel et ancestral, utilisé de façon empirique depuis la nuit des temps. Ponctuellement, l’association ABPS reçoit des demandes concernant la datation de tel ou tel ouvrage, ce qui est bien évidemment extrêmement difficile.
Des archéologues commencent à se spécialiser dans ce champ, à l’instar de Florian Cousseau, qui a réalisé son mémoire (ci-dessous, en pdf) de Master 1 de l’Université de Rennes 2 en 2010, « Des élévations dans les premières architectures monumentales en Europe Occidentale ». Florian a participé à un stage d’initiation ABPS en 2012 à St Flour de Mercoire en Lozère, pour mieux comprendre les constructions en pierre sèche qu’il étudiait sur ses terrains de recherche archéologique.
En octobre 2016, le membre ABPS David Fontayne de Dordogne a participé à cette passionnante conférence au pôle International de la Préhistoire des Eyzies « avec un grand sourire aux lèvres, heureux, content, sans doute très fier de cette voie choisie qu’est la Pierre Sèche ». Car oui, cette technique est ancienne, très ancienne même car nous en avons la preuve formelle désormais :
« Il y a 176000 ans environ, dans une grotte, à Bruniquel dans le Tarn et Garonne, Neandertal a bâti un ouvrage a sec fait de morceaux de stalagmites, volontairement arrachées, brisées, prises sur place et bâties avec des morceau servant de calage entre elles. » Le conférencier, Jacques JAUBERT, préhistorien plus que reconnu a utilisé les mots bâti, calage, pierres sèches pour étayer son discours.
C’est très certainement la preuve de bâti la plus ancienne connue à ce jour.